LYON - Fantômes de Rivère




      When I was 22, I tried to move from Kansas to New York City.  Only two months returned from a life-changing study abroad year in England, I was hell-bent on not losing the inner momentum – on keeping my eyes open to life and the experiences it unfolds to those who look.  New York proved a brief stint -- half euphoria, half panic – and I bounced off the atmosphere.  Back to Kansas, to Los Angeles, back to Kansas, to Chicago, back to Kansas, before finally finding relatively steady footing in Chicago.  Transience-induced sleep trials bred a night reader, with Henry Miller's Tropic of Cancer fast becoming a favorite.  Not for its famed sexuality, but rather the ghostly passages in which Miller recalls wandering along the Seine in the middle of the night.  In Lyon, I often shadowed the Rhône – from near Parc de la Tête d'Or to Pont Gallieni – sometimes wearily after an especially suffocating night in the attic of the church.  At sunset, passing like a ghost through narrow riverboat bars and groups of summer revelers on the banks below, I would recall Miller's walks.  An in-between state – a distant memory of another's walk along a river from within a walk along another river.



De la neige au-dessus de nous allongés comme ça sur la passerelle du Collège suspendue ou était-ce des paillettes, des cendres – des éclats de corps en tout cas nous étions là sol froid revêtement spongieux tous les deux tu étais venue de loin moi je vivais là nous nous étions croisés un peu plus tôt au bord de l’autre fleuve et souris et suivis, il y avait d’autres personnes avec nous disparues à présent, nous deux seuls allongés et la neige doucement s’était posée en minces cuillérées sur nous, bras écartés, à côté, riant soûls et libres, tout devant nous à peu près, on ne se touchait pas mais on savait que bientôt, et la neige sur nous et la nuit comme un drap, tu t’es tournée vers moi tes cheveux blonds sur le fleuve et tu m’as souri, et j’ai pensé quelle drôle de chose quand même que la vie.

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